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Pourquoi visiter Gênes et les Cinque Terre avec Clio
Gênes fut, au Moyen Âge et à la Renaissance, la rivale de Venise. Elle resta à son apogée jusqu’aux siècles baroques, ce qui lui vaut aujourd’hui une splendide parure de palais et de musées. Ainsi que le disait Alexandre Dumas, Gênes est comme « étendue au fond de son golfe, avec la nonchalante majesté d’une reine ». Ce golfe, profond, lumineux, est ourlé de villages accrochés à la montagne, sentinelles imprenables semblant toujours guetter les voiles des navires génois. Derrière le ciel zébré par les grues de son port, qui lui donne une atmosphère unique, Gênes, dans son centre historique, mérite toujours le surnom qui était le sien dans les siècles passés : « la Superbe ».
Une république maritime

Les origines de Gênes remontent loin dans l’Antiquité, et, très tôt, c’est le port, la mer et la flotte qui donnent le ton à la ville. Le port effectue sa véritable entrée au XIe siècle, quand ses chantiers navals construisent principalement des galères. Celles-ci prennent une part active aux croisades, pour le compte de princes étrangers, sous la bannière blanche croisée de rouge de l’ordre de Saint-Georges. Cette « location » s’avère très lucrative : la carrière de Gênes est lancée. A la fin du XIIIe siècle, la ville se défait de la tutelle de Pise, qui avait tendance à l’étouffer. Les bateaux génois ont le vent en poupe, et la ville arme galions et caravelles qu’elle envoie aux confins du monde méditerranéen. A l’instar de sa grande rivale vénitienne, Gênes devient une république maritime, sagement administrée par les riches armateurs qui en sont les véritables maîtres. La cité, avec ses maisons à plusieurs étages qui lui valent le nom de « Superbe », est la ville d’Europe à la plus forte densité de population. De grandes campagnes maritimes permettent aux marchands du petit Etat d’ouvrir des comptoirs un peu partout, entre Lisbonne et Alexandrie. La Corse, la Sardaigne, mais aussi des quartiers entiers de Séville lui appartiennent. Aux XVIe et XVIIe siècles, c’est l’apogée. Les grandes familles règnent sur la ville, qui devient, pour ainsi dire, une sorte de société anonyme géante. Alliée des Habsbourg, Gênes joue un rôle crucial dans les conflits qui enflamment l’Europe. Son plus célèbre amiral, Andrea Doria, est en première ligne lors de la fameuse victoire de Lépante contre les Ottomans, en 1571. Il faudra l’action des Français, Louis XIV et Duquesne d’abord, Napoléon ensuite, pour que Gênes perde lentement son importance, tout en restant, jusqu’à nos jours, le premier port d’Italie.

Gênes : palais et musées

C’est de la mer qu’il faudrait pouvoir découvrir Gênes pour la première fois. Etonnante vision que cette ville tentaculaire, blanche et grise, qui a grignoté au fil du temps les piémonts des montagnes de Ligurie. A défaut, montons par ascenseur jusqu’au belvédère de Castelletto. Le panorama y est proprement stupéfiant. A nos pieds, la ville grouillante de vie, avec les grandes artères aristocratiques, les axes urbains surélevés qui longent le port, et, au-delà, le miroitement de la méditerranée. Plus à gauche, le réseau plus serré de la vieille ville, dominée par la cathédrale de San Lorenzo, bel édifice gothique aux tours asymétriques. Non loin de là, voici la place San Matteo, presque entièrement médiévale. L’église du même nom est flanquée des belles demeures patrimoniales de la famille Doria. Les Doria et leurs émules, nous les retrouvons dans les deux rues qui ont fait la gloire de Gênes, cœur de la ville des XVIe et XVIIe siècles. La via Garibaldi est bordée de palais tous plus somptueux les uns que les autres. Les palais Rosso et Bianco se répondent d’un trottoir à l’autre. Ils abritent tous deux de très riches collections de peintures, rappelant que Gênes fut à l’origine d’une des écoles les plus importantes de la période baroque en Italie. On y croise aussi Van Dyck. L’élève préféré du grand Rubens fut maintes fois sollicité pour immortaliser la grande bourgeoisie génoise. Il nous en reste un superbe ensemble de portraits, vifs, nobles, d’une éblouissante facture. La via Balbi ouvre une superbe perspective sur l’ancien palais royal, imposant dans son architecture du XVIIe siècle, lui aussi transformé en pinacothèquet. Poursuivant vers l’ouest, la promenade s’achève au palais du Prince, ancien fief des Doria, bâti en 1529. Il est bordé de beaux jardins à l’italienne, halte rafraîchissante et bienfaisante en fin de journée.

Le golfe et les Cinque Terre

Gênes ne serait pas Gênes sans son golfe, large échancrure qui, de San Remo à La Spezia, compose un décor où s’entremêlent mer et montagnes. A Portovenere, les maisons aux couleurs pastel, hautes et étroites, s’agglutinent sur le quai du port de pêche, veillées par la rude citadelle des Génois. La petite cité est la porte d’entrée d’un des territoires les plus étonnants de toute la péninsule italienne : les Cinque Terre. Sur quelque 20 kilomètres du littoral ligure, s’égrainent cinq charmants villages que, par la volonté des habitants, la route n’atteignit que récemment. Il vaut toujours mieux prendre le bateau pour découvrir du large les falaises sombres et les criques. Des ports miniatures s’y lovent, où balancent doucement des barques colorées. Manarola et Monterosso, notamment, étagent sur la montagne leurs demeures médiévales tout de guingois. Cette découverte de la Riviera génoise se termine à Portofino. La courbe harmonieuse des maisons multicolores, dominées par un clocher coiffé d’un dôme, compose un paysage pittoresque, la dernière vision, charmante, que vous emporterez de votre voyage en Ligurie.
 
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IT 94 - 4 jours

Grand port de la côte ligure, ancienne cité commerçante prospère depuis l'époque médiévale, Gênes "la Superbe" a conservé de cette période où, sous la tutelle de la famille Doria, elle disputait à Venise ... Découvrir ce voyage
 

 
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