
J 1 : Paris – Santiago
Départ de Paris pour Santiago. Nuit en vol.
J 2 : Santiago – l’île de Pâques
Arrivée dans la matinée à Santiago, la capitale du Chili. Transfert en ville pour le déjeuner inclus dans le quartier de Bellavista, puis retour à l'aéroport où nous prendrons le vol pour l’île de Pâques. Transfert et installation à l’hôtel.
J 3 : l’île de Pâques : la côte Nord
Située à 3 790 kilomètres de Santiago et à 4 050 kilomètres de Tahiti, l’île de Pâques développa une civilisation d’origine polynésienne qui produisit des monuments étonnants et organisa une vie sociale fondée sur le partage de la terre et de ses ressources limitées. L’île, en effet, ne possède pas de minerai métallifère, et rien ne permet de dire que des forêts denses l’occupaient avant que les moutons de Williamson et Balfour ne vinssent, au début du XXe siècle, détruire sa flore. Le monde des Pascuans était constitué de quelques espèces animales, dont la poule ou la langouste qui occupe une grande place dans ses légendes, de quelques espèces végétales et d’un échantillonnage de pierres volcaniques – basalte, obsidienne… Rien de plus, sinon le ciel et la mer. Le matin, nous passerons par Vaitea, où subsiste une des fermes de Williamson et Balfour, et par la colline de Maunga Pui où avaient lieu chaque année des compétitions sportives, pour atteindre Anakena dont la plage dorée et bordée de palmiers est un haut lieu de l’archéologie pascuane : selon la légende, c’est là que le roi Hotu Matua et ses six compagnons abordèrent après avoir longuement erré sur le Pacifique. C’est aussi là que, lors d’une campagne de fouilles en 1978, Sergio Rapu découvrit que les statues avaient des yeux constitués d’une incrustation de corail blanc sur un iris de tuf rouge. Après un pique-nique et une éventuelle baignade, nous traverserons l’île en longeant la côte Nord : la plage d’Ovahe, près de laquelle nous découvrirons le plus grand des moaï érigés dans l’île, Te Pito Kura, la baie La Pérouse et son site de pétroglyphes, l’Ahu Heki’i. Nuit sur l’île de Pâques.
J 4 : le renversement des statues
A la carrière d’Orito, on peut ramasser l’obsidienne qui était utilisée pour les armes et les outils. Nous découvrirons la carrière de Puna Pau, dont on utilisait le tuf rouge pour sculpter les pukao cylindriques qui coiffaient les statues. Nous verrons ensuite l’un des moaï les plus originaux, Huri A Urenga, curieusement doté de quatre mains. Retour à l’hôtel pour déjeuner. L’après-midi, devant la plate-forme sacrée de l’Ahu Vaihu, nous évoquerons la question du renversement des statues qui semblent avoir été jetées face contre terre dans le courant du XVIIIe siècle : est-ce l’effet d’un tsunami, le signe d’une période d’anarchie ou la fin des cultes ancestraux ? Nuit sur l’île de Pâques.
J 5 : la taille et le transport des moaï
C’est dans la carrière du Rano Raraku, dans les flancs ouverts de cet ancien volcan, que les Pascuans sculptaient les statues géantes destinées à prendre place ensuite sur les ahu. La production de ces statues cessa finalement vers 1860. Le plus grand des moaï de l’île y est resté inachevé, couché sur les pentes du volcan. Il aurait pesé trois cents tonnes. Puis nous parcourrons l’étonnante route des moaï, jalonnée de statues qui ne parvinrent jamais jusqu’aux plates-formes auxquelles elles étaient destinées. L’après-midi, nous découvrirons l’Ahu Tongariki dont la plate-forme, longue de 150 mètres, portait quinze moaï et où subsistent d’intéressants pétroglyphes. Nous continuerons vers la tranchée d’Iko, symbole des luttes mémorables entre les « longues » et les « courtes oreilles ». Dîner libre. Nuit sur l’île de Pâques.
J 6 : l’origine du peuplement
Un mur élevé sur le site de l’Ahu Vinapu nous rappellera les constructions incas et nous donnera l’occasion de parler de l’origine du peuplement de l’île. Thor Heyerdahl a soutenu en son temps l’existence d’un lien avec les vieilles civilisations de l’Amérique du Sud, mais, aujourd’hui, il n’est plus possible de douter de l’origine polynésienne des anciens Pascuans. Nous nous rendrons ensuite à l’Ahu Akivi, qui compte sept moaï, tous redressés. Nous visiterons aussi un ensemble de cavernes nées du refroidissement de la lave volcanique, le siège des Tatane, Aku Aku et autres esprits. Ultime étape : l’Ahu Tepeu où nous retrouverons les traces de l’une des cases-bateaux servant d’habitation à l’époque des moaï. Nuit sur l’île de Pâques.
J 7 : les cérémonies de l’homme-oiseau
Après une halte au volcan Rano Kao, nous découvrirons le centre cultuel d’Orongo où se déroulaient les cérémonies de l’homme-oiseau désigné tous les ans pour régner sur l’île. Des pétroglyphes y ont été sculptés, représentant, outre l’homme-oiseau, le dieu Make-Make, des tortues, des poissons… Nous irons ensuite à Ana Kai Tangata, grotte importante dans le cadre de cette cérémonie et célèbre par ses fresques représentant des hirondelles des mers dont l’arrivée annonçait chaque année la belle saison. Nuit sur l’île de Pâques.
J 8 : les sept moaï de Taha
Le matin, en visitant le musée du Père-Sébastien-Englert, notre intérêt se portera sur les documents relatifs à la découverte de l’île par les navigateurs du XVIIe et du XVIIIe siècle ainsi que sur des vêtements, parures, instruments de navigation et de pêche du temps des moaï. Non loin de là, nous verrons, à Hanga Kioe, une statue curieusement mutilée. Nous nous rendrons à Tahai, un des plus beaux sites de l’île, composé de sept moaï restaurés dans les années soixante, ainsi que de fours et de maisons-bateaux. Dîner libre. Nuit sur l’île de Pâques.
J 9 : l'île de Pâques
Journée libre. Déjeuner libre. Possibilité de gravir à pied le plus haut sommet de l’île, le mont Terevaka (600 m), d’où l’on domine toute l’île, ou de découvrir la baie d’Anakena. Nuit sur l’île de Pâques.
J 10 : l'île de Pâques – Santiago
Dans la matinée, transfert à l’aéroport et vol à destination de Santiago. Arrivée dans la soirée. Accueil et transfert à l’hôtel. Nuit à Santiago.
J 11 : Santiago
La ville de Santiago del Nuevo Extremo fut fondée en 1541 par le conquistador espagnol Pedro de Valdivia, dans une vallée fertile, entre deux bras du rio Mapucho, au cœur du domaine des Indiens Picunche. Après bien des affrontements sanglants avec les indigènes, la cité se développa au début du XVIIe siècle et devint le siège d'un évêché. Santiago fut choisie comme capitale du Chili quand le pays accéda à l'indépendance en 1818.
Nous nous rendrons d’abord à l’église de San Francisco qui abrite le musée d’Art colonial qui conserve un ensemble de tableaux retraçant la vie de saint François, chef-d’œuvre de la peinture cuzquénienne. Nous partirons ensuite vers la plaza de Arma, cœur vivant de la ville où s'élève la cathédrale. Non loin de là, la casa Colorada, belle maison coloniale, abrite le Musée historique. Après le déjeuner inclus, nous visiterons le musée des Sciences naturelles où sont rassemblés les objets retrouvés sur l’île de Pâques… Dîner inclus. Nuit à Santiago.
J 12 : Santiago – Paris
La matinée et le déjeuner seront libres. L’après-midi, transfert à l’aéroport pour prendre le vol à destination de Paris. Nuit en vol.
J 13 : Paris
Arrivée à Paris en début d’après-midi.


Selon les dates des voyages, le programme ci-dessus peut se dérouler de façon légèrement différente en fonction des contraintes techniques ou des ouvertures de sites.
Les informations prévisionnelles concernant le programme, les hôtels ou bateau, les horaires de transport et le nom de votre conférencier vous sont données ici à titre indicatif et sont valables au 23/05/2012. Les précisions définitives vous seront communiquées au moment de la confirmation du rendez-vous de départ.