J 1 : Paris – Johannesburg
Dans la soirée, vol pour Johannesburg. Nuit en vol.
J 2 : Windhoek
Arrivée à Johannesburg dans la matinée et correspondance pour
Windhoek. Le premier établissement fut fondé en 1840, près d'une source thermale, par Jonker Afrikaner, un Oorlam, c'est-à-dire issu de l'union d'un Boer avec une femme indigène khoïkhoï. Il se développa sous l'impulsion de missionnaires méthodistes, mais fut ensuite complètement détruit durant les guerres qui opposèrent les tribus Nama et Herero. Les Britanniques n'ayant pas poussé le contrôle du territoire sud-africain jusqu'à ce point, ce fut un corps expéditionnaire allemand qui, en 1884, établit le protectorat germanique sur Windhoek et cette portion de la Namibie.
Nous découvrirons la capitale de la Namibie au cours d'un tour de ville en car. Nous visiterons en particulier le
fort édifié en 1890 par le capitaine Kurt von François et les troupes coloniales allemandes, qui abrite un très intéressant
musée retraçant la lutte pour l’indépendance des Namibiens. Une promenade dans le quartier de
Katutura nous donnera une idée contrastée de la ville, loin du plan orthogonal du centre-ville. Nuit à Windhoek.
J 3 : le Kalahari (250 km)
Nous partirons pour
Rehoboth, principale bourgade du pays des « Basters », population issue des unions entre Boers, d'origine hollandaise et femmes hottentotes. Nous partirons ensuite vers la région semi-désertique du
Kalahari, l’un des plus vastes espaces sauvages d’Afrique australe qui s’étend sur trois pays : le Botswana, l’Afrique du Sud et la Namibie, entre le fleuve Orange et la cuvette dans laquelle vient se jeter le fleuve endoréique de l'Okavango. Formé de dunes de sable rouge de faible hauteur, il est traversé par des rivières intermittentes. Cette présence de l’eau a toujours attiré le gibier, mais aussi les hommes, les célèbres chasseurs Bochimans. Le célèbre explorateur écossais Livingstone fut le premier Européen à traverser le désert du Kalahari en 1849. Nous découvrirons la richesse de sa flore et de sa faune au sein des paysages si particuliers de cette région. Nuit dans le Kalahari.
J 4 : Hardap – Fish River (350 km)
Nous poursuivrons notre route vers
Keetmanshoop, capitale économique du Sud de la Namibie, sur la route transnamibienne, qui fut fondée en 1866 par des missionnaires de l'Eglise évangélique luthérienne.
Peu avant d’arriver, nous visiterons le
Kokerboomwoud, « forêt » où pousse « l’arbre à carquois » qu’utilisaient autrefois les Bochimans. Cette plante, qui ne se trouve que dans cette région, compose par ses formes tourmentées un paysage féerique. En fin de journée nous rejoindrons la région du canyon de la Fish river. Nuit au canyon de la Fish river.
J 5 : le canyon de la Fish River (400 km)
La matinée sera consacrée à l’un des plus fabuleux paysages de Namibie, le
canyon de la Fish River, affluent du fleuve Orange, mais qui, avant de le rejoindre, a creusé, sur plus de 160 kilomètres, un impressionnant canyon, le plus grand d'Afrique, frayant son chemin dans le quartz, les dolomites et les calcaires et s'enfonçant de plus de 500 mètres dans le plateau. La légende locale veut que son cours ait été tracé par le serpent Koutein Kooru qui tentait d'échapper aux chasseurs. Après avoir découvert ces étonnants paysages rocheux, nous reprendrons la route en direction de
Aus. Dans l'après-midi, nous découvrirons la partie méridionale du désert de Namib et ses splendides paysages encore méconnus. Nous essaierons également d'approcher les célèbres chevaux sauvages qui vivent dans cette région. Nuit à Aus.
J 6 : le Parc national du désert de Namib (470 km)
Frôlant les marges du désert de
Namib aux captivants paysages, nous serons accueillis dans une ferme d’élevage de moutons karakuls, située près d’une ancienne mine de cuivre abandonnée. Puis nous plongerons vers le Namib, le « grand néant » en langue nama, un des plus fascinants espaces sauvages qui soient. Le désert de Namib fait, en effet, partie de ces curieux déserts côtiers nés de la présence, en bordure du continent, d'un courant marin froid. Il n'y pleut pratiquement jamais et, cependant, les brouillards y sont très fréquents, permettant ainsi aux lichens et à une végétation spécifique, composée de petits arbustes, d'y prospérer. Nuit à Sesriem.
J 7 : le Parc national du désert de Namib
En véhicule tout-terrain, nous rejoindrons le site de
Sossusvlei, cuvette asséchée dominée par quelques-unes des plus hautes dunes du monde. La lumière du matin colore de teintes irréelles ce qui constitue probablement l’un des plus beaux paysages de désert que l’on puisse contempler. Nous découvrirons le
canyon de Sesriem, creusé par la rivière Tsauchab dont les crues sont aussi rares que spectaculaires. Nous poursuivrons notre route dans ce désert dunaire. Nuit à Solitaire.
J 8 : le canyon de Kuiseb – Swakopmund (240 km)
Le Namib continuera à nous fasciner par ses paysages toujours grandioses : le
canyon de Kuiseb et ses extraordinaires formations rocheuses ; puis la zone littorale où règne fréquemment une humidité apportée par le courant froid de Benguela. Nous y découvrirons l’étonnante welwitschia – une plante unique, endémique au désert de Namib, qui peut vivre plus de 1 500 ans – avant d’admirer le panorama sur le
canyon de la Swakop, véritable paysage lunaire. Arrivée à la station balnéaire de
Swakopmund où l’empreinte germanique est encore très forte et dont le climat, qui n’est pas sans évoquer celui de la mer du Nord, permettait aux Blancs d’échapper pour quelque temps aux chaleurs de l’intérieur. Nous visiterons la ville et nous nous attarderons un peu dans son
musée qui présente un vaste panorama naturel et historique de la Namibie.Nuit à Swakopmund.
J 9 : Cape Cross – Brandberg (320 km)
Excursion à
Cape Cross où débarqua le navigateur portugais Diego Cao qui découvrit le pays. Cette région abrite l’une des plus importantes colonies d’
otaries du monde, attirées par les eaux poissonneuses du courant de Benguela. Nous poursuivrons vers le
Brandberg, le plus haut massif montagneux du pays. Nous atteindrons (deux heures de marche aller-retour)
Tsisab Gorge, fabuleux ensemble de peintures rupestres, dont la célèbre
Dame blanche. Découverte en 1918, elle a été popularisée par les nombreux écrits de l’abbé Breuil. Même si les hypothèses du préhistorien sont aujourd’hui abandonnées, elle a gardé intact son pouvoir de fascination. Nuit dans le Brandberg.
J 10 : Twyfelfontein (160 km)
Après un arrêt devant la formation rocheuse des « tuyaux d’orgues », nous visiterons, à
Twyfelfontein, l’un des plus beaux ensembles de gravures rupestres de l’Afrique australe 
. Ces gravures, taillées dans le grès rouge, furent certainement l'œuvre de ces populations de chasseurs-cueilleurs qui vécurent dans cette région durant dix millénaires, jusqu'aux environs de l'an mil. Une découverte détaillée nous permettra d’admirer les principales représentations du site qui n’en compte pas moins de trois mille : girafes, lions, antilopes, et le fameux
Kudu dansant anthropomorphisé. Nuit à Twyfelfontein .
J 11 : Khorixas – Outjo (300 km)
Nous poursuivrons notre route en traversant la
« forêt pétrifiée » du Damaraland. Ces troncs de gymnospermes, ancêtres de nos conifères, qui pouvaient dépasser trente mètres de hauteur ont été fossilisés au permien, il y a plus de 250 millions d'années et se sont lentement silicifiés pour se transformer en jaspe... Dans l’après-midi, nous rejoindrons la vallée de l’Ugab dont les paysages ne sont pas sans évoquer l’Ouest américain, et nous nous arrêterons à l’étrange formation rocheuse du
Vingerklip, spectaculaire inselberg réduit à la forme d'un « doigt » gigantesque. Nuit à Etosha.
J 12 : Etosha
Une journée entière de safari dans le parc d'
Etosha, la plus belle réserve d’animaux du pays, constituée autour de l’Etosha Pan, un lac asséché propice à l’apparition de mirages. A travers la savane à mopanes – arbre dont les feuilles ressemblent à des papillons –, nous traquerons, pour le plus grand plaisir des photographes, les animaux qui font la réputation d’Etosha : zèbres, oryx, springboks, éléphants, girafes, gnous bleus, guépards, autruches, grands fauves… Nuit à Etosha.
J 13 : Tsumeb – Windhoek (600 km)
Passage près du
lac Otjikoto. Cet aven fut découvert en 1851 par le naturaliste anglais Charles Andersson et l'explorateur Francis Galton. Après avoir admiré cette curieuse formation naturelle, nous arriverons à
Tsumeb, importante ville minière. Nous y visiterons le musée qui présente l'hitoire de l'activité minière dans la région ainsi que des objets des Bochimans et des Himba... Nous continuerons notre route vers Windhoek. Nuit à Windhoek.
J 14 : Windhoek – Johannesburg – Paris
Dans la journée, vol vers Johannesburg et correspondance vers Paris. Nuit en vol.
J 15 : Paris
Arrivée à Paris dans la matinée.
Selon les dates des voyages, le programme ci-dessus peut se dérouler de façon légèrement différente en fonction des contraintes techniques ou des ouvertures de sites.
Les informations prévisionnelles concernant le programme, les hôtels ou bateau, les horaires de transport et le nom de votre conférencier vous sont données ici à titre indicatif et sont valables au 24/05/2012. Les précisions définitives vous seront communiquées au moment de la confirmation du rendez-vous de départ.